La RT2012 est actuellement la réglementation thermique en vigueur, applicable pour tout projet de construction.  Les RT 2010, 2015 puis 2020 ont été envisagées avant le Grenelle Environnement de 2007 afin de prendre des décisions en matière de développement durable. Chaque réglementation devait voir une amélioration de 15 % des performances énergétiques par rapport à la précédente. Le Grenelle a ensuite prévu une baisse des consommations avec pour objectif 3 % par an d’ici à 2020, effort impliquant des rénovations thermiques sur les bâtiments anciens. Le grand projet de la RT 2020 est le bâtiment dit à énergie positive, appelé aussi “BEPOS”.

 

Des bâtiments à énergie positive

Les Bepos, bâtiments à énergie positive sont des bâtiments qui produisent plus d’énergie (chaleur, électricité) qu’ils n’en consomment pour leur fonctionnement. La loi du 3 août 2009 fixe des objectifs précis concernant l’édification de tout bâtiment à l’horizon 2020 : « Toutes les constructions neuves, faisant l’objet d’une demande de permis de construire déposée à compter de la fin 2012 présentent, sauf exception, une consommation d’énergie primaire inférieure à la qualité d’énergie renouvelable produite dans ces constructions et notamment, le bois énergie. » Cet engagement volontariste doit contribuer à l’atteinte du Facteur 4, auquel la France s’est engagée d’ici à l’horizon 2050. L’Ademe travaille actuellement à caractériser ce que seront les Bepos en concertation avec le ministère en charge du Développement durable et ses autres partenaires.

 

L’observatoire BBC

En octobre 2009, le ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE), l’Ademe et l’association Effinergie officialisent le lancement d’un outil de partage d’expériences sur les opérations de bâtiments basse consommation pour promouvoir les projets dans la rénovation et partager les « bonnes pratiques ». Lire ICI.

Les opérations présentées ont été réalisées à différentes périodes (de 2000 à 2005, de 2005 à 2012, après 2012) suivant les évolutions des réglementations thermiques. Par ailleurs, les opérations référencées ont été soit auto-déclarées à énergie positive, soit lauréates d’un appel à projet à énergie positive, soit certifiées par un organisme certificateur. Enfin, certaines opérations ont été instrumentées et des mesures de consommations réelles ont été analysées. Lire ICI.